L’âme sœur est un concept qui désigne une compatibilité amoureuse, amicale et/ou sexuelle qui serait parfaite entre deux individus.

Une relation amoureuse est une relation entre deux (ou plusieurs) personnes basée sur une attirance quelconque entre ces personnes.

Une relation amoureuse est, la plupart du temps, la base d’un amour entre ces personnes, et très souvent la base de relations sexuelles.

L’amour désigne un sentiment d’affection et d’attachement envers un être ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour et à adopter un comportement particulier.

La passion (du latin passio signifiant « souffrir » ou « endurer ») est un terme lié à une très forte émotion pour une personne ou un objet. La passion est une émotion intense caractérisé par un enthousiasme ou un désir.

Le terme est également lié à une activité ou un amour – à un sentiment d’excitation inhabituelle, émotion enthousiaste, une affinité positive ou amour, envers un individu, une idée, un sujet ou un objet.

La jalousie est une émotion secondaire et représente des pensées et sentiments négatifs d’insécurité, de peur et d’anxiété concernant une perte anticipée de valeurs personnelles qu’un individu perçoit. La jalousie est un mélange d’émotions comme la colère, la tristesse, la frustration et le dégoût.

Faire un rêve. Se réveiller. Avoir envie de tout remettre en question. Bienvenue.

pioupioupioupioupiou

Tout est plus clair, beaucoup plus clair. Piou Piou Piou.

Et maintenant tu sais pourquoi les oiseaux chantent


pioupiou

pioupiou

pioupiou

pioupiou

piou piou !

Flashback.

Je plantais mes ongles sur la table du Monde Moderne. J’ouvrais ostensiblement la bouche en laissant tomber ma tête en arrière. Mon auditoire en avait presque un filet de bave de jalousie au coin de la bouche. J’avais passé deux heures au téléphone pour expliquer point par point pourquoi je ne dormais plus, à grands renforts de « trop chouuuuu », « la perfection ! », et « y’a trop d’insectes dans mon ventre, il va exploser ».

Quelques jours plus tard, ça a commencé.

Non mais amuse-toi et ensuite retourne ta veste. Vous mentez. Ils ne veulent pas nous le dire. Puisque son avis est le plus important qui soit pour toi, maintenant, bats-toi. Je n’osais pas te le dire mais je le pense aussi. Y’a un truc que je ne comprends pas : pourquoi ? D’habitude je ne leur parle pas, mais toi t’es pas pareille. Ça ne sera pas facile c’est certain, mais tu devras bien passer par là. Une tentative de mariage.

Et ça continue encore et encore, ce n’est que le début, d’accord, d’accord.

Et puis, un piou-piou parmi les piou-piou. Moi toute seule, je veux quoi ?

J’ai un métier étrange. Je suis vendeuse de rêves.

Je me fais belle pour aller travailler. Je m’apprête des heures durant, je gonfle mes lèvres, j’agrandis mes yeux, je fais rougir mes joues, et j’efface mes cernes. Ma peau est nette, uniforme, elle semble douce comme un morceau de soie.

Je me parfume. J’enfile mes plus jolis ensembles de lingerie. Ma plus belle robe. Mes plus beaux escarpins.

Ils me disent que je suis belle, drôle, qu’ils plongeraient dans le bleu de mes yeux, que mon sourire leur donne envie de mourir et qu’il pourraient m’arracher les lèvres de leurs dents pour garder ma bouche à jamais près d’eux. Je suis leur haut de gamme. Leur fantasme inaccessible sans l’enveloppe pleine de billets qu’il me tendent discrètement à mon arrivée.

Certains sont hideux, mais si gentils, doux et attentionnés. Ils m’offrent des cadeaux lorsqu’il me revoient. Ils ont retenu les choses que j’aimais et se sont servi de ces informations à bon escient. D’autre sont magnifiques. Leur sex appeal est indéniable. Je serais prête à échanger les rôles, parfois. Dans tous les cas, je suis sur un piédestal et je me sens la Reine du merveilleux pays d’où viennent les besoins d’amour, de douceur, de complicité et de compréhension.

Ils paient ce rêve devenu réalité le temps de quelques heures. Et dans la rue, ils savent m’offrir un sourire discret sans jamais venir m’embêter.

NEUTRALITÉ

Comment ne pas réussir à être heureuse quand tous les éléments du monde s’emboîtent pourtant parfaitement pour nager en pleine euphorie ?

C’est simple, il faut  être dans l’incapacité totale de mettre son cerveau sur OFF.

Il me manquait beaucoup de choses que j’étais mieux dans mes pompes. Aujourd’hui j’ai tout ce que je pouvais vouloir, et quelque chose cloche.

Famille : parfaite. Mes parents sont des anges, ma mère sait me remettre en place et m’engueuler quand j’abuse, elle sait me rassurer sur mes peines et mes questions existentielles, elle me soutient dans tout ce que je fais, elle ne me juge pas, et rit même à mes pire blagues. Mon papa se marre avec moi, m’aide à chaque occasion possible, me prend dans ses bras quand je vais mal, accueille chaque élément nouveau de ma vie les deux bras grands ouverts. Mes petits frères sont grands, drôles, gentils, intelligents, ils sont devenus des amis en plus d’être mes frères.

Amis : formidables. Aline lit en moi comme dans un livre ouvert. Elle sait ce que je vais lui raconter quand elle voit mon nom s’afficher sur son téléphone. Elle me fait des petites blagues un peu gonflées et ça me fait rire. Claire me soutient. Elle me dit franchement tout ce qui lui passe par la tête et ses histoires rocambolesques me changent toujours les idées. Laetitia ne me juge jamais et même mieux, elle comprends même mes pires côtés. Elle me redonne un stock de gentillesse à chaque fois que je la vois, et parfois, ça me sauve un peu la vie. Lisa ne bouge pas, elle comprend tout, a un avis bien à elle mais ne me l’impose jamais, se marre de mes déboires mais est malgré tout toujours là. Manue suit mes péripéties avec entrain, me change les idées avec les siennes, squatte mon intimité régulièrement comme si on se connaissait depuis toujours, et me permet ainsi de rester totalement moi-même sans m’inquiéter de ce qu’il y a autour. Tristan rapplique au moindre coup de blues, m’écoute me plaindre pendant des heures, prépare son poing au moindre connard qui m’embête, me traîne en festival, me protège du moindre danger et me redonne confiance en moi comme personne n’a jamais su le faire.

Amour : on ne peut rêver mieux. J’ai un chéri sexy, gentil, intelligent, funky, intéressant, attentionné, plein de bonnes idées, qui connaît déjà le pire de moi et qui me prend avec sans concessions.

Argent : y’a eu pire. Je m’en sors pas trop mal ces derniers temps, je ne manque de rien, j’ai même de quoi me payer mes tattoos, un Groezrock de débauche, des A/R pour voir mon amoureux à Paris, sortir avec les copines…

Mais alors où est le problème ?

Une histoire de catégorie à bousculer un peu, sans doute. Mon entourage, proche ou non, se transforme en maître de cérémonie à chaque occasion, et je lui donne de plus en plus raison. Peut-être aussi n’ai-je pas pris le temps de m’enfermer seule et pour plusieurs jours dans mon abri anti-atomique. Ça fait longtemps que je ne me suis pas coupée complètement du monde. Avec mon petit frère qui vient squatter l’appart pendant un mois dès dimanche, je ne sais même pas si j’aurais bientôt la possibilité de le faire.

J’écoute des chansons déprimantes et je commence à les connaître par coeur.

You make me feel like home is where you are.

Et ils répètent tous en boucle qu’ils ne comprennent pas pourquoi… Ah, si seulement je savais quoi leur répondre.

I can honestly say you’ve been on my mind since I woke up today. I look at your photograph all the time. These memories come back to life and I don’t mind. I remember when we kissed, I still feel it on my lips. The time that you danced with me with no music playing.

Je veux y retourner tout de suite et faire tout pareil… <3

Mes copines sont géniales !

Et là, tu attends. Cette fois tu sais pourquoi tu attends. Avant, tu te demandais où ça te mènerait, tu hésitais. Mais à ce moment précis, tu cherches simplement à ne pas franchir les limites que tu te fixes et qui te sembles justifiées. Tu sentais que tu t’approchais de quelque chose que tu refusais d’accepter de trouver autre part. Mais maintenant, tu doutes. Alors tu attends sagement.

Ton coeur bat à cent mille à l’heure. Et pourquoi pas ? Tout le monde t’y pousse. Mais te résigner à voir ce que les autres voient te semble d’un conformisme exécrable. Du moins, tu te persuades que c’est la raison qui te pousse à patienter.

Tu espères pouvoir attraper de vol ce qui se présentera, mais tu hésites aussi à vraiment vouloir que ça se présente.

Qui es-tu ? Pour qui te prends-tu ? Tu n’as pas le droit. Pourtant, il suffirait de peu pour que ce droit te soit offert. Il l’a été à demi mot.

Tu le sens contre ton dos. Contre la paume de ta main. Contre ta nuque.

Non.

Tu dois te résigner. On ne t’offre rien assez clairement. Alors tu fais le choix d’abandonner. Et pour la première fois de ta vie, ça te fait mal. Vraiment mal.

Bobo la jambe...